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La clarinette est un instrument à vent de la famille des bois à anche simple. Elle a été créée vers 1700 par Johann Christophe Denner (1655-1707) à Nuremberg sur la base d'un instrument à anche simple plus ancien : le « chalumeau ». La clarinette en si♭ (bémol) (ou B♭ en anglais) en est le modèle le plus commun. La clarinette est à perce cylindrique, ce qui la distingue du hautbois et du saxophone, tous deux à perce conique, et lui confère une aptitude au quintoiement[1]. Son timbre chaud dans le registre grave, peut s'avérer extrêmement brillant voire agressif dans l'aigu. De tous les instruments à vent, elle est celle qui possède la plus grande étendue (ou tessiture) avec 3 octaves plus une sixte mineure soit 45 notes en tout[2]. Elle se décline en une famille d'instruments presque tous transpositeurs, depuis la clarinette contrebasse, jusqu'à la clarinette sopranino, couvrant ainsi toute l'étendue d'un orchestre symphonique. À l'exception des percussions, la clarinette est l'instrument qui possède la plus grande famille. En 1810, Heinrich Bärmann (1784-1847) proposa le retournement du bec[7], positionnant ainsi l'anche sur la lèvre inférieure du musicien. Ceci adoucit et garantit la sonorité. Iwan (ou Ywan) Muller[8],[9] y apporta en 1812 treize clés supplémentaires offrant enfin la gamme chromatique complète. Ces nouveautés permirent d'abandonner peu à peu la collection d'instruments dédiés aux tonalités distinctes dont disposaient les musiciens pour interpréter les différentes pièces. La clarinette fut amenée à son degré de perfectionnement actuel par le facteur d'instruments français Louis Auguste Buffet en collaboration avec le clarinettiste Hyacinthe Klosé.[10],[11] Tous deux adoptèrent le principe des anneaux mobiles que l'Allemand Theobald Boehm avait imaginé pour la flûte : le système Boehm. Aujourd'hui, le système Boehm est utilisé par les clarinettistes du monde entier, aux exceptions des Allemands et des Autrichiens, qui se servent pour la plupart du système concurrent : le système Oehler[12]. Une clarinette utilisant le système Boehm, peut disposer jusqu'à 22 éléments mobiles utiles, auxquels il faut rajouter les paliers, les axes, les vis et les ressorts. L'ensemble dépasse la centaine de pièces mécaniques, et participe à la manipulation de 17 tampons obturant autant d'orifices inaccessibles avec les doigts. Le nombre de clefs annoncé par les facteurs correspond au nombre de points de commande intentionnelles (les anneaux n'en font donc pas partie puisqu'ils sont actionnés en même temps qu'un trou est bouché). La clarinette Boehm comporte donc 17 clefs, parfois 18 avec la clef de rappel de Mi♭ main gauche. Il existe deux variantes du système Oehler comportant respectivement 19 et 27 clefs.
| Nom de la clarinette | Tonalité | Commentaire | Tessiture | | La petite clarinette sopranino | en La♭ | presque plus fabriquée, sinon pour l'exécution des bandas (musique militaire italienne), et aujourd'hui pour la musique contemporaine, car sa sonorité criarde intéresse les compositeurs[14] ; | | | La petite clarinette | en Mi♭ | son timbre est très caractéristique, un peu criard. Encore très utilisée aujourd'hui en harmonie, sa tonalité étant très « compatible » avec la plupart des autres instruments (Si♭principalement) ; | | | La petite clarinette | en Ré | (fabriquée presque uniquement pour l'exécution des concertos de Johann Melchior Molter pour clarinette en Ré), en grande désuétude car son répertoire est très limité ; généralement, les musiciens préfèrent transposer les passages de clarinette en Ré pour les jouer à la petite clarinette en Mi♭; | | | La clarinette soprano | en Ut (Do) | (en désuétude car son timbre est un peu vulgaire et sa justesse perfectible[15], utilisée comme instrument d'étude pour les jeunes enfants en raison de sa petite taille ; | | | La clarinette | en Sib | la clarinette la plus usitée : utilisée dans tous les styles de musique, elle allie brillance et éloquence. C'est avec celle-ci que l'on débute ; | | | La clarinette soprano | en La | au son un peu plus rond, encore très jouée aujourd'hui, son timbre est très approprié à la musique de chambre ; | | | La clarinette de basset | en La | (clarinette en La avec une extension au Do, fabriquée uniquement pour l'exécution du concerto pour clarinette de Mozart dans sa version originale), en grande désuétude aujourd'hui, elle est très rare ; | | | La clarinette turque | en Sol | principalement jouée pour les musiques turques et grecques ; | | | Le cor de basset | en Fa | (pour lequel a été écrit à l'origine le concerto pour clarinette et orchestre de Mozart), il a été très usité à la fin du XVIIIe siècle ; | | | La clarinette alto | en Mi♭ | très appréciée en musique de chambre ; | | | La clarinette basse | en Si ♭ | très utilisée en contemporain et dans le jazz ; | | | La clarinette contralto | en Mi♭ | utilisée en ensemble de clarinettes et de plus en plus en orchestre ; | | | La clarinette contrebasse | en Si♭ | utilisée presque uniquement en ensemble de clarinettes. | | Source Wikipedia - Tous les textes sont disponibles sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
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